La chute de la Russie
En 2022, la Russie était une puissance régionale centrale, garante de la stabilité en Europe de l'Est, dans le Caucase et en Asie centrale.
Le Kazakhstan s'est émancipé et c'est tourné vers l'UK pour former son armée. Il construit des munitions de 155 mm, norme OTAN et s'inspire des normes OTAN pour l'organisation de sa défense. La Russie n'est plus son allié, mais plutôt une menace.
L’Azerbaïdjan renforce sa coopération avec l'Ukraine et poursuit ses intérêts contre l'Arménie, l'ex-protégée de Moscou.
L'Arménie s'est complètement émancipée de la Russie, ne croyant plus aux garanties de sécurité fournis par Moscou.
L’Ouzbékistan se rapproche à grand pas de l'Europe pour son développement.
La Finlande, ancien pays neutre partageant une frontière avec la Russie, a rallié l'Otan et aide activement l'Ukraine.
Le nord de l’Europe tente de s'organiser militairement face à la Russie. La suède a rejoint l'Otan.
L'Europe entière, anciennement neutre et même principal client des matières premières russes, s'arme face à la Russie. Un budget militaire européen, dans l'urgence, a été créé.
L'influence russe en Syrie n'existe plus.
En 3 ans, le paysage géopolitique a été bouleversé. La Russie n'est plus garante de sécurité pour personne et est perçu comme une menace par tous.
Pendant ce temps, toute l'armée russe est concentrée sur l'assaut de quelques villages ukrainiens.
Apparemment, Moscou croit que s’il parvient à détruire l’Ukraine, il retrouvera sa puissance passée. Mais le monde a définitivement changé. La Russie a déjà tout perdu.
Sans parler de la perte des marchés, de la dépendance à la Chine, de la mort de centaines de millier d'hommes en âge d'avoir des enfants dans un pays voué de toute façon à l'effacement vu son taux de fécondité (1.4 enfants par femme), un exil massif de sa population (entre 500 milles et 1 million sur 145 millions).
La fin de ce suicide n'est pas écrit. On ne voit pas quel pourrait être une issue gagnante pour la Russie: Une guerre Sino-Taiwan-Américaine ? Une suite nucléaire ? Une troisième guerre mondiale Russie-Corée-Iran-Gaza-Yémen contre le reste du monde ?
Seul, un effondrement de l'occident - avec ou sans Poutine - pourrait permettre une issue positive pour la Russie, et ce n'est hélas pas exclu.
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